Oser votre futur !

J’ai eu, à l’âge de 7 ans, l’envie d’apprendre à nager. Je ne suis pas sûr mais je crois que c’est assez tard. Il n’y a pas d’âge me diriez-vous mais pour moi c’était le moment. Le défi était d’envergure pour la simple et bonne raison que j’avais extrêmement peur de mettre la tête sous l’eau ainsi que de m’aventurer trop loin du bord, là où je n’avais pas pieds. C’est d’ailleurs ce qu’a dit le maître-nageur à mes parents après la première séance :

“Bon… je vais être honnête, il va falloir plus de séances que prévues… c’est vraiment pas gagné !”

Je me souviens alors m’être dit :

“Mais pourquoi il dit ça ? J’ai 7 séances, je vais apprendre à nager en 7 séances”.

J’ai donc assisté tous les jours aux séances, même par temps froid et pluvieux à tel point que le maître-nageur se souvient encore de moi aujourd’hui, pleurant pour entrer dans l’eau alors que lui-même la trouvait froide avec sa combinaison.

Résultat ? J’ai demandé à mon père, pour me donner du courage, de me faire un signe de la main dix minutes avant la fin de la dernière séance pour que je puisse retirer ma ceinture gonflable et nager seul, libre comme un poisson dans l’eau.


Quelques années plus tard, le baccalauréat arriva. Je dois l’avouer, je n’ai jamais été un super élève durant les années qui précèdent mes études supérieurs. Il fallait 10/20 pour passer, je m’arrangeais pour avoir cette note, garantir le passage en classe supérieur et pouvoir profiter de mon temps libre.

Seulement voilà, l’examen du bac n’était pas aussi simple, surtout pour un élève qui s’arrangeait pour maintenir une moyenne sur une année entière. Au bac, on ne triche pas, on ne calcule pas, il faut être bon, pas au prochain contrôle ou examen, non, il faut être bon maintenant.

Manque de chance (et surtout de travail), me voilà au rattrapage avec un nombre de points à rattraper hallucinant. Mes professeurs me font comprendre que cela va être très difficile voire même impossible et que je dois me résigner à revenir l’année prochaine. Que cela me serve de leçon…

Je suis donc rentré chez moi, dépité. J’ai annoncé la nouvelle à mes parents puis rentré dans ma chambre. C’est une fois au calme, sur mon lit que je me remémorai mes séances de natation.

Pourquoi des professeurs me dictent ce qui est possible ou impossible ?

Je passa donc ma soirée et ma nuit à réviser mes cours, en apprendre certains, pour me retrouver 24/48h plus tard face aux examinateurs pour l’ultime épreuve des oraux.

Résultat ? Je retourne quelques mois plus tard à mon ancien lycée pour passer voir mes anciens professeurs mais surtout pour récupérer mon diplôme me permettant d’être, à l’époque, en BTS.


Quelques années plus tard, après une licence et un master en alternance dans une grande banque française je me retrouve chercheur. Malheureusement, ce n’était pas le chercheur que l’on a l’habitude de mettre en avant puisque j’étais à la recherche d’un job.

J’ai toujours été très sociable, il a donc rapidement été une évidence pour moi que développer et entretenir son réseau était une bonne chose. J’utilise donc mon réseau d’amis, d’anciens élèves, de partenaires pour m’aider dans ma recherche. Cela a été plutôt positif puisque durant mes 3 mois “d’inactivité” j’ai eu 14 entretiens soit plus d’un entretien par semaine.

Je reçois, une nuit où je n’arrivais pas à dormir (tellement une série était passionnante), un message privé sur Twitter me posant cette question simple :

Tu cherches du taff?

Suite à ma réponse positive, l’homme de “l’Internet, dans l’écran de son ordinateur” comme il aime si bien dire me proposa un call sur Skype. Un call à 0h11.

J’avais, 6 mois plus tôt, suivi cet homme sur Twitter puis interpellé, quelques semaines après, suite à l’un de ses tweets. Notre échange l’avait amusé et il m’avait suivi en retour. C’est de cette manière qu’il a vu que j’étais à la recherche de nouvelles opportunités.

Notre échange sur Skype à durée environ 40min durant lequel il m’expliqua rechercher un jeune avec une parfaite maîtrise des réseaux sociaux et des outils digitaux, une formation en communication mais surtout une personnalité.

Résultat ? Cela fait bientôt 3 ans que j’ai rejoint Rentabiliweb, la société fondée par Jean-Baptiste Descroix-Vernier devenue aujourd’hui Dalenys, la première Fintech française rachetée par Natixis.


Le bilan que j’ai de mon histoire est simple. Croire en ses capacités et oser son futur.

J’ai osé me jeter à l’eau, j’ai osé me donner les moyens et croire à l’impossible, j’ai osé interpeller un grand patron, une personnalité (aussi atypique soit elle) pour montrer que je n’étais pas qu’un simple follower.
J’ai osé être moi-même et croire en mon futur.

Osez votre futur…

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